GO2roues veut devenir le spécialiste français du deux-roues électrique

GO2roues veut devenir le spécialiste français du deux-roues électrique

Spécialiste de la moto et du scooter électrique, GO2roues est en passe de se faire une place sur un marché électrique de plus en plus convoité. Avec Vincent Lafarge, l’un des trois associés à l’origine du projet, eBike-Generation revient sur le lancement de la structure et sur ses projets pour les mois à venir.

Depuis 2016

Ancien Directeur Commercial d’Aramis Auto, Vincent Lafarge a lancé l’activité GO2roues en 2016 avec deux associés. « L’un était un pro du deux-roues, l’autre un pro d’internet » explique notre interlocuteur. « 2016 a été une année de construction. En 2017, on a commencé à voir arriver des marques chinoises avec des produits accessibles et de bonne qualité. Un peu comme Tesla dans le monde automobile, il ne s’agissait pas de marques traditionnelles. A cela s’ajoutent les politiques publiques en place pour soutenir le segment. On a vraiment commencé au second semestre 2017 avec la mise en ligne du site » nous explique le dirigeant qui assure le rôle de Directeur des opérations au sein de la structure (photo ci-dessous).

Une activité dont le décollage a débuté en 2018. Une année marquée par l'ouverture d'un premier magasin GO2roues à Paris. Pour 2019, Vincent Lafarge table sur une projection à 1400 scooters et motos électriques vendus, soit une moyenne de l’ordre de 130 véhicules par mois. « Pour la première fois au mois d’avril, nous avons vendu plus de 125 que d’équivalents 50 » note notre interlocuteur, nous annonçant un chiffre d’affaires prévisionnel de 4 millions d’euros 2019. « Pour 2020, on vise entre 7,5 et 8 millions » projette-t-il.

Un service « satisfait ou remboursé »

« Avec GO2roues, ce que l’on voulait c’est faire découvrir l’usage du scooter électrique. Si l’environnement reste un point important, ce que l’on met surtout avant, c’est le plaisir de la conduite électrique. Le leitmotiv de cette découverte, c’est l’offre satisfait ou remboursé que nous proposons à tous nos clients. Si vous n’avez pas parcouru 500 km et que l’engin ne vous plait pas, on vous le rembourse. Dans la réalité, moins de 2 % des clients le font aujourd’hui » explique le dirigeant de GO2roues. Grâce à son site internet, la société assure des livraisons partout en France avec 15 jours de délais.  

A cela s’ajoute une véritable prestation de conseils à destination de l’ensemble des clients. « On n'a aucun souci pour souligner les qualités et les défauts des modèles que l’on vend. Par téléphone, nos commerciaux ne sont pas commissionnés ce qui leur permet de rester neutre quant à la présentation de notre offre. Sur internet, on met les plus et les moins de chaque produit selon les tests que nous avons pu réaliser. On veut vraiment jouer la transparence » souligne Vincent Lafarge.

Une démarche d'accompagnement que GO2roues travaille également sur son site internet avec de nouveaux outils. « On est en train de déployer un simulateur d’autonomie réelle tenant compte du poids embarqué, de la température extérieure et du mode de conduite utilisé. On prépare aussi un simulateur pour calculer le cout global de possession ».

Une gamme complète

Niu, Orcal, Silence, Super Soco… outre ses activités de distribution de marques européennes et asiatiques, GO2roues a également crée sa propre marque.

Baptisée « Rider », celle-ci est constituée de trois scooters électriques allant de l’équivalent 50 au 125 cc. « Nous avions pour principal cahier des charges des critères de fiabilité et de simplicité d’utilisation. Pour nous, le fait d’avoir notre propre marque d’avoir la main sur le paramétrage, notamment pour régler la cartographie de puissance » résume notre interlocuteur. « Nous avons aussi une moto électrique qui arrive courant juin. Elle sera déclinée en équivalent 50 (3 kW) et 125 (5 kW) » poursuit-il.

En parallèle, l’entreprise structure son offre sur le segment du B2B. « Au départ, c’était surtout des particuliers et des petits pros qui nous achetaient deux à trois unités max. Aujourd’hui, nous sommes en train de construire une vraie offre à destination des entreprises et en particulier des services de livraisons » explique Vincent Lafarge. GO2roues souhaite ainsi s’appuyer sur l’arrivée de nouveaux modèles. « Industrialisés en Espagne, les scooters électriques de Silence peuvent notamment embarquer jusqu’à 200 kilos de matériel » note notre interlocuteur.

Autre secteur que GO2roues souhaite développer : celui de l’occasion. « C’est un marché où il y a de la demande mais peu d’offre » note le dirigeant. « Comme on a quelques retours ‘satisfait ou remboursé’ ou des modèles que l’on rachète à des clients qui veulent changer de scooters, on les met en ligne. Nous réalisons 57 points de contrôle, notamment des tests sur la batterie, avant de les recommercialiser. Nous les proposons avec les mêmes garanties que les scooters neufs » explique-t-il.

Un vrai réseau

Si GO2roues a démarré son activité par de la vente en ligne, l’entreprise dispose depuis fin 2018 d’un premier showroom à Paris, dans le 3ème arrondissement qui vient compléter un centre logistique installé en banlieue. Basé à Montfort-l’Amaury, dans les Yvelines, celui-ci fait office de « base arrière » et sert à la fois d’entrepôt et d’atelier.

« Le showroom va servir à la bobologie. Mais si on prend en charge un véhicule accidenté, il faut un vrai atelier que nous avons installé en périphérie » justifie Vincent Lafarge. « Pour suivre les demandes, on a un logiciel CRM dans lequel on ouvre un ticket. Dans 80 à 90 % des cas, le problème est résolu à distance.  Si l’opération est plus complexe, on récupère l’engin à nos frais et on fait le changement à distance. On propose aussi au client de se rendre chez un réparateur deux-roues à proximité que l’on contacte en direct pour prendre en charge les frais ». 



Déjà bien structuré à Paris, le réseau Go2roues est aussi appelé à s’étendre à l’échelle nationale. « On ouvre début juin un deuxième magasin sur Paris, sur la Rive Gauche. On va aussi ouvrir à Lyon et à Nice d’ici la fin de l’année. Sur 2020, on devrait avoir trois à quatre implantations de plus mais les villes ne sont pas toutes arrêtées » explique Vincent Lafarge. « Dans la même logique qu’à Paris, chaque showroom sera associé à un entrepôt périphérique ».  

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